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Agrinews – Octobre 2017

L’actu du mois

La France obtient une dérogation de l’Europe sur les jachères.

Le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a annoncé avoir obtenu une dérogation de l’Europe concernant les jachères pour permettre aux éleveurs de remédier à un manque de fourrage important, conséquence de la canicule de l’été passé.

Après la sécheresse de juin, la pousse de l’herbe a été fortement ralentie dans certaines régions fourragères et d’élevage comme le nord-est de la France même si, à l’échelle nationale, la production est restée à peu près similaire aux années précédentes. Cette situation avait poussé la Confédération paysanne à alerter le ministère de l’inquiétude de certains agriculteurs d’avoir à nourrir leurs troupeaux dès l’été avec du foin fraîchement coupé, puisant ainsi dans les réserves normalement dévolues à l’alimentation du bétail en hiver.

Face à cet « épuisement rapide des stocks de fourrage », susceptible de grever les trésoreries d’éleveurs laitiers déjà en crise depuis deux ans et demi et pour beaucoup très endettés, le ministre « a demandé à la Commission européenne de déroger à l’interdiction de valorisation des jachères », indique un communiqué.

La Commission a pris, le 28 août, une décision « autorisant certains États membres, dont la France, à appliquer des dérogations » pour le versement du paiement vert, une aide européenne qui s’inscrit dans la politique agricole commune (Pac), au titre de la campagne 2017. Cette décision se matérialise en France sous la forme d’un arrêté du ministère publié mercredi, lequel permet de « considérer les jachères valorisées comme une culture à part entière au titre de la diversification des cultures pour la campagne 2017 », même lorsqu’elles sont fauchées ou pâturées. « En l’absence de dérogation, celles-ci auraient perdu leur caractère de « jachère » avec comme conséquence une baisse possible du paiement vert pour l’agriculteur », explique le ministère.

« La Commission précise que les dérogations ne peuvent s’appliquer qu’aux zones d’élevage touchées par la sécheresse » et ne concerne donc qu’une liste de départements des régions suivantes : Corse (départements 2A et 2B), Auvergne-Rhône-Alpes (départements 01, 07, 26, 38, 42, 69, 73 et 74), Bourgogne-Franche-Comté (départements 21, 70, 71 et 89), Bretagne (départements 29 et 56), Centre-Val de Loire (départements 18, 28, 36, 37, 41 et 45), Grand Est (départements 08, 10, 51, 52, 54, 55, 57, 67, 68 et 88), Hauts-de-France (départements 02, 59, 60, 62 et 80), Île-de-France (départements 77, 78, 91 et 95), Normandie (départements 14, 27, 61 et 76), Nouvelle-Aquitaine (départements 16, 17, 79, 86 et 87), Occitanie (départements 09, 11, 12, 30, 31, 32, 34, 48, 65, 66, 81 et 82), Pays de la Loire (départements 44, 49, 53, 72 et 85) et Paca (départements 04, 05 et 06).

Source : Site internet de Agrisalon / 27 Septembre 2017

Cours des céréales : Le prix du blé augmente, celui du maïs et du colza stagne.

Selon les données journalières d’ODA (Offre & Demande Agricole), CEPROGES vous offre la possibilité de comparer les prix des céréales & oléagineux N/N-1/N-2 pour septembre.

 

Actualités des cultures, élevages, viticulture, autres

Produits agricoles : Cours en hausse sauf pour les céréales.

En août 2017, les prix des produits agricoles à la production augmentent de 1,9 % sur un an. C’est ce que constate l’Insee dans une note de conjoncture datée du 29 septembre 2017. La hausse est d’ailleurs plus marquée, de 1,2 %, qu’en juillet.

Néanmoins, le tarif des céréales décroche de 4,2 % de juillet à août, après deux mois de hausse. « La baisse est plus marquée pour le blé tendre (–5,8 %) que pour le maïs (–3,2 %), précise l’Insee. Les anticipations de très bonnes récoltes, notamment autour de la mer Noire, pèsent sur les cours. Leur baisse est accentuée par l’appréciation de l’euro face au dollar. » Les prix des oléagineux varient peu. En revanche, celui du tournesol chute de 3,8 %, et celui du soja de 6,2 %. Le colza augmente légèrement, de 0,7 %.

« Les cours des céréales marquent nettement le pas par rapport au mois précédent (sauf l’orge) dans un contexte d’euro toujours fort et de récoltes russes en blé tendre très élevées, renchérit le ministère dans une note Agreste publiée le 29 septembre 2017. Les prix des oléagineux stagnent quasi sur un mois, tiraillés entre l’amélioration des perspectives de récolte de colza outre-Atlantique et la fermeté du soja nord-américain et du canola canadien. »

Du côté des fruits et légumes frais, les cours restent en baisse sur un an, de 7 %, en raison d’une offre pléthorique. L’abricot dégringole de 39,3 %, et la tomate de 22,5 %. Le marché est moins déséquilibré pour les pêches et nectarines, avec un repli de moins de 4 %. Le melon rebondit en août, grâce à des disponibilités moindres : 17,1 % de plus sur un an, après une chute de 38,2 % en juillet.

« Après une baisse importante par rapport aux prix moyens de 2012-2016 en juillet 2017, les cours des légumes d’été se rapprochent en août des niveaux moyens, tout en demeurant en deçà des prix de 2016 depuis mars 2017, ajoute le ministère.

En viandes, le prix du porc continue de reculer en août, de 1 %. Il a chuté de 15,3 % depuis avril et de 1,3 % sur un an, en raison notamment d’une demande chinoise ralentie. Le cours des gros bovins augmente en août de 0,3 %, et gagne 5,9 % sur un an.

« La hausse sur un an et par rapport à la moyenne de 2012-2016 des cours des animaux de boucherie est tempérée par la poursuite, depuis juin dernier, de l’effritement des prix des porcins », constate Agreste. Les prix des ovins se contractent sur un mois, mais restent supérieurs à l’an passé à la même période.

Les hausses sont marquées en lait et en œufs. « Le prix du lait de vache s’accroît de 19,1 % sur un an en juillet et celui des œufs de 33,9 % en août, indique l’Insee. La forte demande mondiale de beurre explique la nouvelle hausse du prix du lait. La demande d’œufs d’origine française a quant à elle été stimulée par la crise du Fipronil ». Selon le ministère aussi, les cours des œufs ont été peu pénalisés par le scandale du Fipronil, et sont supérieurs de plus du tiers à leur niveau de 2016.

Les prix d’achat des moyens de production restent stables sur un mois. « L’énergie augmente plus nettement qu’en juillet, hausse en partie compensée par une nouvelle baisse des prix des aliments pour animaux, commente l’Insee. »

Source : Site internet de La France Agricole / 2 Octobre 2017

Actualités internationales

Céréales : Production mondiale record.

Dans son rapport sur les Perspectives de récolte et la situation alimentaire, la FAO évoque ce 21 septembre 2017 des récoltes importantes en Amérique latine et de meilleures conditions agricoles en Afrique australe. La production sud-américaine atteindrait 217,6 millions de tonnes (+25,3 %) et celle de l’Afrique 183,3 Mt (+11,6 %).

La FAO relève donc de 18,4 Mt ses prévisions par rapport aux derniers chiffres publiés en juillet dernier. Cette révision découle de meilleures prévisions de récolte pour le blé tendre et les céréales secondaires. La FAO estime maintenant la production mondiale de blé tendre à 748,8 Mt, soit
8,9 Mt (+1,2 %) supplémentaires par rapport à juillet.

Cette augmentation s’explique principalement par l’amélioration des prévisions russes, des pluies abondantes ayant regonflé les rendements. Elle compense la révision à la baisse des chiffres américains et canadiens, où la sécheresse a plombé sur les perspectives de rendement.

La récolte mondiale de céréales secondaires atteindrait 1 359 Mt, soit 9 millions de tonnes (+0,7 %) de plus que dans la prévision de juillet. Les ajustements à la hausse concernent les récoltes de maïs et d’orge, en particulier au Brésil et en Russie. Quant au riz, la récolte atteindrait également un record en 2017 : 503 Mt, soit 0,5 Mt de plus qu’en juillet.

La FAO souligne que la production dans les pays à faibles revenus et à « déficit vivrier » augmenterait de 2,2 %, réduisant les besoins d’importer. Ces progressions sont « sur le point d’avoir un effet positif sur l’approvisionnement alimentaire mondial, mais les conflits civils en cours et les chocs climatiques compromettent les efforts visant à réduire les souffrances liées à la faim ».

Source : Site internet de La France Agricole / 21 Septembre 2017