Partenaire de votre Gestion

BTP news 72 – Décembre 2017

L’ACTU DU MOIS

Un ensemble d’initiatives engagé pour la montée en compétence des artisans

Qu’il s’agisse de transition énergétique ou de travaux d’accessibilité, de nombreuses annonces ont été faites à destination des artisans, afin de les aider à « monter en compétence ». La CAPEB et divers partenaires évoquent les programmes PRAXIBAT, FEE BAT et HANDIBAT.

La montée en compétence des professionnels du bâtiment est un enjeu important de l’amélioration des réalisations et du cadre de vie des Français. A l’occasion du salon ARTIBAT de Rennes, plusieurs annonces ont été faites concernant des programmes spécifiques de formation. C’est notamment le cas de PRAXIBAT, lancé par l’ADEME, la FFB et la CAPEB, qui relève de l’apprentissage par la pratique. « Il permet aux professionnels de s’approprier les bons gestes liés aux nouvelles techniques et matériaux« , annoncent les partenaires. En région, le programme mobilise l’ADEME, les financeurs et acteurs de la fonction initiale et continue, les organisations professionnelles, les Conseils régionaux et les services de l’Etat. Le but, à terme, est de déployer tout un réseau de plateaux de formation « afin que chaque artisan, installateur, élève et apprenti, puisse trouver, à proximité de chez lui, un outil de formation adapté« .

 

Carte d’identification des salariés du BTP

Direction de l’Information Légale et Administrative (Premier Ministre)

Depuis le 22 mars 2017, la carte d’identification professionnelle des salariés des BTP est obligatoire pour les salariés détachés d’entreprises établies hors de France. Pour celles installées en France, le déploiement géographique de la carte est prévu sur 6 mois. Depuis le 22 mars, seules les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie sont concernées.

La carte professionnelle des salariés du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est obligatoire pour toute personne travaillant sur un chantier, et doit être présentée aux agents de contrôle.

 

Actualités sociales, juridiques et fiscales

Le Mnistère du Travail veut faire de l’apprentissage une voie d’excellence

70% des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation et pourtant en France, seuls 7% des jeunes sont en apprentissage. Pour donner un nouveau souffle à cette filière, le Ministère du Travail a lancé, vendredi 10 novembre, une vaste concertation. L’objectif : encourager les entreprises et les 18-25 ans à s’engager dans cette voie.

Collectivités territoriales | Le 14 novembre 2017

Qu’en est-il de l’apprentissage dans le BTP ?

Si les opportunités en matière de formation sont variées, les entreprises du BTP peinent à recruter. L’apprentissage se présente ainsi comme une solution pour attirer plus de jeunes.
En juin dernier, le CCCA-BTP  est d’ailleurs parti à la conquête des 15-30 ans. Dans un communiqué, l’organisme informait que les entreprises du BTP proposaient au niveau national près de 4 000 contrats d’apprentissage. L’apprentissage dans le BTP, ce sont des formations « offrant un projet professionnel solide et, à terme de véritables possibilités d’évolution dans les métiers du secteur ».

Suppression du RSI : la fausse bonne idée ?

 « Ce régime n’a pas que des défauts »

DECRYPTAGE. La suppression du RSI, annoncée pour janvier 2018, semble être la solution idéale pour en finir avec les problèmes rencontrés par les indépendants. Mais est-ce vraiment le cas ? De nombreux acteurs et usagers en doutent, et le font savoir.

Est-ce que la suppression du RSI supprimera tous les motifs de mécontentement liés à ce régime ? Pour l’instant, rien n’est moins sûr. Alors qu’une mission de préparation de la réforme du dispositif a été lancée récemment, dans le but d’adosser le RSI au régime général en janvier 2018, nombreux sont ceux à exprimer des doutes.

Réduire le taux de cotisation à 35,6%

Pour rappel, le RSI est né de la fusion de trois caisses de protection sociale des chefs d’entreprise, et c’est cette fusion qui est à l’origine de la plupart de ses dysfonctionnements ultérieurs. Ainsi, fusion ne rime pas systématiquement avec « simplification » ou « amélioration ». Pour l’IFRAP, la marche à suivre serait plutôt celle d’une réforme « ambitieuse ». Elle passerait notamment par une réduction du taux de cotisation à 35,6% (taux normal) ou 34,5% (taux réduit), avec un taux marginal à 18%.