Partenaire de votre Gestion

AGRI NEWS JUIN 2018

Actualités des cultures, élevages, viticulture, autres

Les abattages de vaches progressent toujours

En avril, les abattages français de bovins ont reculé de 0,4 % en têtes, mais augmenté en tonnage (+ 0,8 %) par rapport au même mois de 2017. Ceux de femelles de plus d’un an et de veaux de boucherie progressent, alors que ceux de bovins mâles reculent.

« Avec 73 000 têtes, les abattages de vaches laitières sont en hausse de 6,5 % sur un an et de 2,8 % par rapport à la moyenne de la période de 2013 à 2017, détaille le ministère dans la note d’Infos rapides mise en ligne le 1er juin 2018. Les abattages de vaches allaitantes progressent, quant à eux, de 1,6 %, atteignant près de 62 000 têtes, et dépassent de 6,3 % la moyenne de 2013 à 2017. »

Cette augmentation de l’offre de vaches n’est pas sans conséquence sur les cours. « En avril 2018, à 3,17 €/kg carcasse, le cours moyen des vaches O est en repli de 2,7 % par rapport à 2017. Le cours de la vache R reste en deçà du niveau de 2017. En moyenne sur le mois, à 3,70 €/kg carcasse, il est en repli de 3,8 %, sur un an. »

Concernant les mâles de 8 à 24 mois, l’activité des abattoirs chute de plus de 5 % par rapport à avril 2017. « Le manque d’animaux dans les exploitations continue à soutenir les cours des bovins mâles, décrit le ministère. En avril, à 3,82 €/kg carcasse en moyenne, le cours des jeunes bovins R dépasse de 1,7 % le niveau d’avril 2017. »

Du côté du maigre, les exportations de broutards en mars ont dépassé de près de 6 % leur niveau de 2017, atteignant 104 000 têtes. « Cette augmentation résulte de la hausse de près de 30 % des ventes de gros bovins mâles, les ventes de génisses et broutards légers étant de leur côté en retrait, respectivement de 9 % et 20 %. Le marché italien a absorbé la quasi- totalité de cette hausse. »

Source : Site internet de la France Agricole / 5 Juin 2018

Actualités sociales, juridiques et fiscales

 

Aide : Pas de droit à l’erreur pour ceux qui s’installent

Le principe du droit à l’erreur ne peut être appliqué aux dossiers d’aides à l’installation des jeunes agriculteurs, estime le ministère de l’Agriculture, alors que plusieurs jeunes se voient contraints de rembourser leur soutien.

« C’est pas nous, c’est l’Europe » est l’argument avancé par le ministère de l’Agriculture, à la suite d’une question du député du MoDem, Jean-Pierre Cubertafon, sur une possible application du droit à l’erreur sur les dossiers d’aides à l’installation.

Selon le ministère, le droit à l’erreur ne peut être appliqué dès lors que l’octroi des aides à l’installation « est subordonné à la présentation et à la bonne mise en œuvre d’un plan de développement d’exploitation (PDE), conformément à la réglementation de l’Union européenne ».

Le député de la Dordogne se fait le porte-voix de « nombreux jeunes installés entre 2010 et 2013 » qui risquent de devoir rembourser une partie, voire la totalité, de leur dotation au jeune agriculteur en vertu d’une circulaire relative aux règles de contrôles du PDE. « De nombreux jeunes, focalisés sur le développement de leurs activités agricoles, ne consultent malheureusement pas régulièrement leur PDE, cela menant à des cas de non-respect du PDE en fin de cinquième année, dû au non-dépôt d’avenants auprès de la DDT », déplore-t-il.

Toutefois, si le gouvernement ne dispose d’aucune marge de manœuvre, le préfet peut, quant à lui, à son niveau, déroger à la demande de remboursement des aides, si la situation de l’agriculteur résulte d’un cas de force majeur, à savoir :

  • Le décès de l’exploitant ;
  • Une incapacité professionnelle de longue durée ;
  • L’expropriation d’une partie importante de son exploitation, si cette expropriation n’était pas prévisible le jour de la souscription de son engagement ;
  • Une catastrophe naturelle grave qui affecte de façon importante la surface agricole de son exploitation ;
  • La destruction accidentelle des bâtiments de son exploitation destinés à l’élevage ;
  • Une épizootie touchant tout ou partie de son cheptel.

S’agissant du respect du PDE, le préfet tient par ailleurs compte des circonstances dans lesquelles ce plan est mis en œuvre, notamment en cas de crise conjoncturelle ou de circonstances exceptionnelles. Trois conditions cumulatives sont nécessaires : ne pas être prévisibles par le jeune agriculteur, ne pas dépendre d’une raison de convenance de celui-ci et avoir un impact sur le revenu agricole disponible.

Source : Site internet de la France Agricole / 4 Juin 2018

Cours des Céréales :