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AGRI NEWS MARS 2019

Actualités des cultures

La sécheresse a favorisé les fabrications

Selon la Fédération européenne des fabricants d’aliments pour animaux (Fefac), la production s’est accrue de 0,8 % en 2018, par rapport à 2017.

Les fabrications européennes d’aliments pour les animaux d’élevage s’élèvent à 161,5 millions de tonnes (Mt) en 2018 (55,5 Mt pour les volailles, 51 Mt pour les porcs et 46 Mt pour les bovins), contre 160 Mt en 2017.

C’est en bovins que la progression est la plus élevée (+ 2,5 % par rapport à 2017). « La chaleur et la sécheresse exceptionnelle dans le nord-ouest de l’Europe ont sévèrement impacté la production fourragère, analyse la Fefac. Cela s’est traduit par une forte progression de la demande en aliments composés. La hausse des abattages dans certains pays a toutefois contenu l’envolée globale de la demande. »

Les fabrications d’aliments pour volailles ont progressé de 1 % en 2018, par rapport à 2017, « en grande partie tirées par le développement de la production de volailles en Pologne, ainsi que la reprise de la filière française après l’épisode d’influenza aviaire ». Par ailleurs, le recul des importations en provenance du Brésil a également conforté cette tendance.

En porc, les fabrications d’aliments reculent de 1 % sur un an, malgré une progression de la production porcine. « La chute du prix du porc au second semestre a conduit à un repli du cheptel de truies dans de nombreux pays, commente la Fefac. De plus, les récoltes de céréales plutôt bonnes en Espagne ont favorisé les fabrications à la ferme. »

Selon la Fefac, la production d’aliments pour animaux d’élevage devrait se replier de 0,5 % en 2019, par rapport à 2018. « Dans des conditions normales de production fourragère, la demande d’aliments pour bovins devrait reculer de 2 %. » Concernant le secteur porcin, « la réduction du cheptel de truies devrait se poursuivre au premier semestre, avec la pression supplémentaire des standards de bien-être animal dans certains pays ».

Seul le secteur des volailles pourrait voir sa demande d’aliments croître. « Elle sera principalement conditionnée par la capacité du Brésil à retrouver sa position de leader sur le marché mondial. Si l’Europe maintient ses exportations et dynamise sa consommation intérieure, on peut anticiper une nouvelle hausse des fabrications de 1 % en 2019 », estime la Fefac.

Source : Site internet de La France Agricole / 4 Mars 2019

 

La ferme France : un rebond mais un modèle en question

Malgré un été terriblement sec, les revenus de l’agriculture française ont rebondi en 2018. Mais cela cache, chez les éleveurs comme les céréaliers, de nombreuses questions sur l’avenir de son modèle et la pérennité des exploitations.

La « ferme France » a conservé en 2018 son statut de leader européen : avec une production, tous secteurs confondus, estimée à 73 milliards d’euros, elle devance nettement l’Allemagne (56 milliards) et l’Italie (51 milliards) sur le podium européen. Elle a surtout stabilisé sa part de marché sur l’échiquier communautaire, de 16,8 % en 2017 à 16,9 % en 2018, alors qu’elle reculait dangereusement depuis quelques années, avec notamment une année 2016 catastrophique, encore dans tous les esprits. En termes de surfaces agricoles, la France est également au premier rang avec près de 30 millions d’hectares. Les exportations de produits agricoles et produits agroalimentaires ont représenté 6,6 milliards d’euros d’excédent commercial, contre 5,8 milliards en 2017, inversant la courbe par rapport aux années précédentes plombées par de mauvaises récoltes de céréales.

La contribution de la branche agricole au Produit intérieur brut français devrait être en hausse en 2018 pour la deuxième année consécutive après la crise de 2016, à 6,7 % du PIB. La valeur de la production agricole, hors subventions sur les produits, continue d’augmenter (+ 4,7% après + 3,2% l’année précédente). Cependant, après quatre années de baisse, les charges des agriculteurs repartent à la hausse (+ 1,7%) en raison de la remontée des prix de l’énergie, en particulier des carburants, souligne l’Insee.

La valeur des productions animales décroît de 1,2 %, sous l’effet de la chute des prix du porc de 12,4 %, après deux années de hausse soutenue. Les productions végétales rebondissent quant à elles de 2,2 %, principalement grâce à la hausse du volume de vin (+ 28,5%), seule production végétale en croissance. Les conditions climatiques, en particulier la sécheresse estivale, ont en effet pesé sur les rendements des céréales, mais aussi des fruits et légumes. Cela a fait monter les cours, mais dans de nombreux cas (abricots, cerise, courgettes), cette hausse des prix a été insuffisante pour combler la perte de production. La sécheresse a également touché la production laitière, faute d’herbe pour nourrir les vaches : au mois d’octobre 2018, la collecte affichait ainsi un repli de 3,7 % par rapport à octobre 2017. En revanche, comme les maraîchers, les éleveurs laitiers ont vu les cours remonter.

Globalement, la conjoncture est meilleure : le nombre de défaillances d’entreprises a fortement baissé en 2018. A fin novembre, il était en recul de 8%. Mais le nombre d’agriculteurs reste en baisse continue, de 1,5 % à 2 % par an. Ils étaient ainsi 448 500 en 2018, contre 514 000 dix ans auparavant, selon les chiffres de la mutualité sociale agricole (MSA) qui évoque l’extension de la taille moyenne des exploitations et le développement de l’urbanisation et des forêts. Et le phénomène semble loin de devoir s’arrêter, entre les incertitudes économiques, avec des exploitations fragiles, des revenus chétifs, une trésorerie maigrelette, et un sentiment de dénigrement systématique: certains observateurs évoquent une montée des retraites anticipées chez les seniors et une chute des vocations chez les jeunes. Un phénomène inquiétant, alors que plus de 50 % des agriculteurs ont aujourd’hui plus de 50 ans, et vont prochainement prendre leur retraite.

Source : Site internet de Pleinchamp / 18 Février 2019

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